
L’intelligence artificielle devient le principal sujet des futures générations : tout est prévu et prévisible. L’intelligence artificielle sera là pour parer à tout manque et transformer une société bancale en une société parfaite, tel est le message futuriste. La perfection semble être le seul avenir possible sans laisser la place à la pluralité avec possibilité d’évoluer pour tout le monde, sans aucune exception.
Pour faire face à l’avenir, il n’est nullement nécessaire de tout maitriser par avance, sans bienveillance pour qui que ce soit, l’intelligence artificielle n’ayant pas la qualification de bientraitance. Il n’existerait alors plus aucune liberté pour prendre un autre chemin. L’optimisation des moyens et des ressources à tout prix, jusqu’à ce que la plus petite cellule soit la plus intelligente que la précédente et tant pis si il ne reste plus rien pourvu qu’elle soit la plus forte que toutes les autres, est un risque à ne surtout pas prendre.
Courir après ce qui restera toujours rattrapé par une autre technologie beaucoup plus performante ressemble à une course effrénée après un idéal déjà présent à consolider d’une autre manière qu’en programmant un cerveau pour qu’il en programme d’autres à l’infini.
La différence entre l’intelligence artificielle et la raison humaine se trouve dans la capacité de l’humain à remettre en question ses doutes et ses certitudes pour trouver d’autres issues que par des calculs de machines quantiques. Une machine ne donnera naissance qu’à une autre machine plus perfectionnée au risque de devenir plus compétitive qu’un humain et de prendre sa place. La science fiction n’existe plus, elle fait partie de l’actualité.
Toute machine ou intelligence artificielle n’aura jamais la capacité d’aimer et d’avoir des ressentis qui ne nécessitent aucun calcul, aucune interprétation et aucune recherche. A défaut de la présence de ressentis et d’une intuition pour reconnaitre ce qui apporte un bien-être ou non, la vie ne serait qu’une ligne de conduite toujours identique très triste et très fade qui ramène constamment au même point de départ.